Le blog de Titou

Riverdance

Hier, et malgré les grèves (et vive la marche à pied !! - sous la pluie la marche à pied, hein, sinon c'est moins amusant... mais ça vous l'auriez presque deviné), je suis allé voir River Dance. Rentrée tard, fatiguée mais heureuse...

 

Alors autant vous le dire tout de suite, moi des types en collant qui font des claquettes sur du biniou (ami puriste passe ton chemin, j'image, hein, j'image !) ça ne me tirait pas une once d'excitation. A la limite de la curiosité. Le genre de truc à voir au moins une fois dans sa vie que je me disais quoi. Et puis tout le monde cancanait que c'était -super-génialissime-grandiosissime-à-voit-absolument-vas-y-c'est-trop-d'la-balle, alors je me suis dis, ma fille allons-y ! (Oui je me parle souvent, ça vous pose un problème ?)

 

Et alors, j'en suis ressorti ENCHANTEE !! Véritablement et littéralement.

 

 

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La grève, quand on mesure un mètre vingt, ce n'est que du bonheur !

Attention, je ne dis pas que quand on mesure un mètre quatre vingt, c'est moins relou et plus supportable, non, non, non ! Mais franchement, avoir le nez au niveau des aisselles de son voisin, je ne vous fais pas un dessin, c'est loin d'être la panacée.

Et encore, ça serait limite supportable de se bouffer les odeurs corporelles de Monsieur « je me lave à la pisse de chat » si seulement il y avait un peu d'air!!!

Car quand on mesure un mètre vingt et qu'on est noyée dans une marée humaine, et bien, tout est dans l'expression : on est noyé !

 

Je m'explique:

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I am dreaming of a white Christmas...

Il paraît que le jour le plus déprimant de l'année est le 23 janvier. L'après noël, les excès à digérer, le porte monnaie à panser, la grisaille accumulée, les prochaines vacances si loin, si loin. Oui, il paraît que biologiquement et socialement, le jour le plus déprimant de l'année est en janvier. Il paraît.

Mais pas pour moi.

 

Octobre, Novembre...

 

Pour moi, c'est cette période de l'année qui est ma petite bête noire annuelle. L'épreuve de force qu'il faut absolument passer. Coûte que coûte. Vaille que vaille. Chaque année.

 

Octobre, Novembre...

 

Comme un refrain. Chaque année.

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Une grève au poil !

Jour de grève à Paris. Ambiance morose, voire déprimante, malgré un timide soleil qui perce vaille que vaille. Il y a des voitures partout, des motos partout, des gens partout.

Et moi, j'aime pas les gens !

Vous allez dire, mais qu'est-ce que tu fous à Paris malheureuse ? En voilà une question qu'elle est bonne dis donc, mais nous y reviendrons plus tard, si vous le voulez bien.

J'en étais donc à : il y a des gens partout ! Chic alors !

Tout ce qui grouille d'habitude dans les métros parisien est à présent dans la rue et ça fait un sacré bordel. En temps normal, sur mon petit trajet entre mon home-sweet-home et mon cher boulot, ce n'est pas non plus la tranquillité d'une île du pacifique, mais bon, il n'y a pas foule, genre supportable. Et là, c'est du : pousse-toi-Germaine-que-j'm'y-mette-et-si-en-passant-tu-pouvais-dire-à-ton-sale-mioche-qu'il-arrête-de-me-rentrer-dedans-avec-sa-patinette-à-la-noix-tu-serais-mignonne ! Bref, la patate d'enfer que je me tapais, c'était ouf grave ! Yo !

Cependant, dans ma petite tête de Titou machiavélique, un plan génialissime (encore un !) s'échafaudait lentement (faut pas pousser, moi le matin et pas de bonne humeur, il ne faut pas trop m'en demander sur la rapidité ! Yo !). Je fomentais donc sereinement, un assaut magistralement orchestré et minutieusement préparé de ce repère de brigand, cet antre à racaille que même le karchère on dirait un pipi d'arrosoir à côté, bref vous l'aurez deviné (ou pas) je fomentais l'attaque en règle, voire l'invasion de ce lieu hautement stratégique (n'en jetez plus il y en a bien trop dans ce blog de dingue !) qu'est ... mon institut de beauté !!!

...

Lecteur, tu es déçu, je le sens. Tu voulais du glamour, de l'intrigue, du carnage et du sang, et là tu te dis, mouais c'est naze tout ça, mais attend, attend un peu de lire la suite, car contrairement aux apparences, ça arrive !!

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Le coeur des hommes 2

Un petit film qui m'a touché. Peut être même plus que le premier.

 

Le premier était drôle, enjoué, enlevé. On s'attachait à ces 4 hommes, on s'attendrissait de les voir si maladroits, si excessifs, si passionnés, parfois désabusés, toujours plein de vie. Et l'amitié... Pour moi c'était ça le vrai sujet du premier film : l'amitié.

 

Ici, les personnages ont évolués, 4 ans se sont passés. Et ça se sent . Un poil plus désabusé, un poil moins idéaliste... le poids des années qui passent, des déceptions qui s'accumulent, des petits bonheurs qui vivent puis meurt ? Peut-être.

 

Un film pas trop pour moi en quelque sortes, comme dirait quelqu'un que je connais. Un film où on se dit que la vie ce n'est pas un conte de fée, que les grandes histoires, les belles histoires, ça existe et puis ça se perd. Un film qui n'arrête pas de crier : c'est beau l'amour ! Alors que parfois, on a juste du mal à voir la beauté. La beauté du mari qui trompe sa femme avec une femme mariée. La beauté de cet amour qui se veut éperdu, grand, mais qui n'est plus que sordide, face à ces 2 personnes bloquées par leurs enfants, leur familles, leur culpabilité. Et où est-elle cette beauté dans la douleur, d'une femme qui découvre après 20 ans de mariage qua son mari est un coureur ? Et celle de la fille qui n'admirera plus son père ? La beauté du mensonge souvent et des petites émotions qu'on balaye de la main, pour faire comme si ça ne s'était pas passé ?

Un film profondément humain quoi ! Souvent moche, parfois triste, vraiment touchant.

 

Et une idée forte, qui arrive dans la bouche du très bon Gérard Darmon, pour consoler sa fille :

 

Le grand amour est un concept qu'on a inventé quand les gens avaient une espérance de vie qui ne dépassait pas 35 ans. Alors ton nono, il a duré ce qu'il devait durer. On ne part jamais trop tôt, crois moi, toujours trop tard.

 

A méditer

 

Le synopsis

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Tu ne m'écoute jamais !

La scène se passe dans un lieu, disons, hautement stratégique, une fois n'est pas coutume, là où se nouent et se dénouent tous les petits, grands, et moyens drames du quotidien, j'ai nommé : le salon. (Oui, vous allez me dire, à force, qu'il y a beaucoup de lieux hautement stratégiques dans cette maison dis donc... et je répondrai : c'est pas faux...comprenne qui peut )

 

Elle, avachie sur le canapé, c'est à dire, les pieds en l'air, les fesses sur le dossier et la tête dans le vide, en train de s'adonner à sa passion coupable : le téléphone.

Lui, revenant, tel le chasseur (Mrurhffff), de la cuisine, avec nourriture (femme !).

 

Elle (raccrochant) : Bon, Magali et Jérémie confirment pour dimanche.

Lui (vacant à ses occupations nourricières) : Dimanche ?

Elle (s'emparant d'un yaourt) : Ben oui, dimanche... Tu sais le jour après samedi.

Lui (une cuillère dans la bouche, zéro crédibilité) : Ha, ha, très drôle ! Et il se passe quoi le jour après samedi ?

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Titou on air!

Oyez, oyez brave gens!

Lundi qui vient, branchez vos postes de radio sur 107.1 pour ceux qui sont en île de france (désolée pour les autres).

France bleu île de france diffusera dans les journaux de 7, 8 ou 9h une interview de votre star préférée à propos de son petit billet sur les grèves.

Et mon blog sera cité!!!! 

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Dieu connait mon nom

Un soir de la semaine, après une dure (très dure) journée de labeur. Il est tard (très tard) et très franchement j'ai la tête en skaï, complètement chiffon carpette, option cerveau ramolli du genou, version bouillie gluante et visqueuse avec un aspect gélatineux et la sensation qui va avec (alors lecteur, il suffit de fermer les yeux et de t'imaginer avec un bloc de gélatine blanchâtre à la place du cerveau, tu visualises, tu secoues un peu la tête...voilà !)

 

Je me traîne jusque devant l'ascenseur et appuie, sans beaucoup d'espoir sur le petit bouton rouge. Sans beaucoup d'espoir car l'ascenseur... c'est pas mon copain.

 

Au moins, on est franc, on ne se le cache pas : on ne s'aime pas ! Rien de personnel, hein, c'est comme ça, c'est tout. Et je ne suis pas du genre à dire du mal des ascenseurs derrière leur dos... surtout qu'on a un peu tous les deux nos torts... enfin surtout lui quand même, je dois dire... Non, mais il faut avouer aussi que je n'ai jamais vu d'ascenseur aussi mal foutu !

 

D'abord quand tu l'appelles tu l'attends toujours 5 min au minimum. Et 5 min à poireauter devant un ascenseur quand on veut descendre bouffer ou griller une clope, c'est juste INTERMINABLE. Pourtant, il n'y pas tant d'étages que ça, et je veux bien admettre le rush de 8h30/9h30, ou celui de 11h30/14h30 et même celui de 17h30/18h30... mais à 15h04, quand tu dois monter un dossier au 7ème... non, là je ne lui trouve pas d'excuse, c'est tout, c'est une question de principe. Il le fait exprès ! D'ailleurs j'en ai la preuve. Les papas de mon ascenseur préféré, on eu l'idée d'installer un petit panneau d'affichage indiquant à quel étage se trouve la bête, en live, ainsi que si il monte ou si il descend. Et bien tu me croiras ou pas lecteur, à chaque fois que je l'appelle (et qu'il est à l'arrêt hein !) il va toujours en sens inverse de là où je me trouve. Je suis au 1er, il est au 5ème, il monte... Et puis il me nargue... Si, si ! Il me nargue le bougre ! Vous ne me croyez pas ? Alors une descente du 9ème vers le RDC pour s'arrêter au 1er et remonter t'appelles ça comment, hein, lecteur ??????

 

Bref...

 

Ce soir là, j'ai de la chance dis donc, j'attends 30s et voilà mon ascenseur. Incroyable !! Est-ce la trêve hivernale qui s'amorce ? Etait-il distrait et n'a pas remarqué que c'était moi ? A-t-il trouvé une petite copine ascenseurette ? Aucune idée, mais pour le coup j'en serais presque émue dis donc.

 

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Ah zut, ya quelqu'un dedans déjà ! Je n'aime pas partager mon ascenseur. Ah bah, oui, parce que j'avais oublié de vous dire : en plus : il est tout petit petit petit. Genre tellement petit que c'est une incitation à l'intimité entre collègues si vous voyez ce que je veux dire. Prenez un chewing-gum Emile !

 

Bref...

 

Je monte. Et découvre stupéfaite que dans l'ascenseur il n'y a personne d'autre que...

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I love Paris!

Ahhhhhhhhhhhhh Paris!

Autant annoncer la couleur: je ne suis pas née parisienne! Oh la honte!

Et vous savez quoi: non seulement j'ai attendu cette année pour emménager à Paris, mais en plus j'ai toujours dit, répété martelé: "Moi Paris? JAMAIS!"

Et donc, me voilà parisenne...

Ami de la province (et voir pire de la banlieue... beurk), sachez que désormais je vous MEPRISE car:

 

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Vous vouliez savoir alors la voilà : LA partie de Monopoly de la famille Titou !!

Scène apocalyptique.

 

Dans une atmosphère embuée, où la lumière faiblarde de l' unique lampe du plafond peine à se frayer un chemin au milieu de la poussière et de la sueur, 4 personnes, traits tirés, fronts moites, tendues et concentrées, se pressent autours d'une table où règne un chaos indescriptible.

 

L'ensemble des cartes de propriétés est étalé autours du plateau de jeu, ce qui laisse vaguement deviner qu'il y avait effectivement une table là-dessous, enfin, un jour, il y a longtemps maintenant, on ne se souvient plus très bien à vrai dire. De toute façon, le plateau de jeu n'est guère mieux puisque qu'il est parsemé de manière complètement anarchique d'excroissance vertes et rouges au milieu desquelles sont posés de petits pions en plastique (véritable).

La moitié des joueurs s'est levé pour avoir une meilleure vue stratégique de la situation et hoche pensivement la tête tout en se tenant le menton (attitude tout à fait appropriée à un vernissage parisien, où l' « artiste » -et là j'insiste sur le entre guillemets, d'ailleurs mettez-y vous aussi les crochets en faisant bouger vos doigts pour mieux comprendre- bref quand un « artiste » expose ses dessins à base de bouses de castors lapons, dessins censés représentés la pusalinité de l'homme dans un monde post-moderne où les termites auraient pris le control de l'humanité -tiens elles ont ouvert un blog elles aussi ? - mais attitude qui en l'occurrence -voir plus haut pour le contexte - ne présage rien de bon quand à l'étendu des dégâts et la marge de manœuvre possible -lecteur si tu es allé au bout de cette parenthèse sans revenir une seule fois en arrière pour comprendre ce que je voulais dire ou te rappeler de quoi je parlais, au fait, au début de l'aparté, c'est que tu es vachement balaise, non parce que moi déjà il m'a fallut 5 re-lectures pour y arriver !! ), tandis qu'une partie de l'autre moitié des joueurs (ah ah là t'es revenu en arrière, allez avoue ! Alors combien fait une partie de l'autre moitié sachant que Loulou compte pour un demi et que la tapisserie est coquille d'œuf ?) tente discrètement -quoique - de piquer des cartes à son voisin pendant que celui ci se tient le menton et que le dernier joueur secoue vigoureusement les dés en marmonnant des incantations (vaudou ?) dans l'espoir fallacieux de faire -enfin il semblerait- un double 3.

Il y a des billets qui volent, le téléphone sonne depuis 14 minutes, les voisins ont appelés la police et le chien danse la carioca.

 

Bref, vous l'aurez compris, en un mot :

 

C'EST LE BORDEL

 

(ce qui fait 4 mots, on est d'accord, mais il ne faut pas être aussi tatillon, hein !)

 

Rapprochons-nous (enfin si vous osez, je comprendrai qu'à ce niveau vous ayez quelques réticences à approcher cette famille de malades) et écoutons :

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