
Un petit film qui m'a touché. Peut être même plus que le premier.
Le premier était drôle, enjoué, enlevé. On s'attachait à ces 4 hommes, on s'attendrissait de les voir si maladroits, si excessifs, si passionnés, parfois désabusés, toujours plein de vie. Et l'amitié... Pour moi c'était ça le vrai sujet du premier film : l'amitié.
Ici, les personnages ont évolués, 4 ans se sont passés. Et ça se sent . Un poil plus désabusé, un poil moins idéaliste... le poids des années qui passent, des déceptions qui s'accumulent, des petits bonheurs qui vivent puis meurt ? Peut-être.
Un film pas trop pour moi en quelque sortes, comme dirait quelqu'un que je connais. Un film où on se dit que la vie ce n'est pas un conte de fée, que les grandes histoires, les belles histoires, ça existe et puis ça se perd. Un film qui n'arrête pas de crier : c'est beau l'amour ! Alors que parfois, on a juste du mal à voir la beauté. La beauté du mari qui trompe sa femme avec une femme mariée. La beauté de cet amour qui se veut éperdu, grand, mais qui n'est plus que sordide, face à ces 2 personnes bloquées par leurs enfants, leur familles, leur culpabilité. Et où est-elle cette beauté dans la douleur, d'une femme qui découvre après 20 ans de mariage qua son mari est un coureur ? Et celle de la fille qui n'admirera plus son père ? La beauté du mensonge souvent et des petites émotions qu'on balaye de la main, pour faire comme si ça ne s'était pas passé ?
Un film profondément humain quoi ! Souvent moche, parfois triste, vraiment touchant.
Et une idée forte, qui arrive dans la bouche du très bon Gérard Darmon, pour consoler sa fille :
Le grand amour est un concept qu'on a inventé quand les gens avaient une espérance de vie qui ne dépassait pas 35 ans. Alors ton nono, il a duré ce qu'il devait durer. On ne part jamais trop tôt, crois moi, toujours trop tard.
A méditer
Le synopsis
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